Chaque culture possède ses propres fêtes et célébrations. Dans le cas des Japonais, il y a la « cérémonie du thé japonaise ». C’est un moment bien plus important que le simple fait de mettre du thé chaud dans une tasse de voyage pour aller au travail au plus vite. En effet, le thé rassemble beaucoup la population orientale, bien plus que chez nous.
L’hôte, vêtu élégamment d’un magnifique kimono, reçoit ses invités. Il réduira en poudre le thé vert –on pourra maintenant l’appeler «thé matcha » – comme le chocolat en poudre l’est pour un chocolat chaud (ou froid). Ainsi, il ne nécessite pas l’utilisation d’un filtre.
Le terme « cérémonie » nous est bien à nous, occidentaux, qui qualifions celle-ci comme ce qui « accompagne la célébration du culte religieux » (Larousse en ligne).
Cependant, même en Orient, ils se demandent pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué dans notre monde moderne ? On aime ça, passer par 36 chemins différents. C’est pourquoi ils ont nommé cette « cérémonie » de 3 façons différentes (dont deux sont des variantes du même mot).
- Cha no yu (« eau chaude pour le thé »), décrivant l’art autour de cette célébration.
- Sadō ou chadō (« chemin de thé ») qui est l’étude de cette cérémonie.
Comme si ce n’était pas assez complexe, chaque école de pensée a ses propres petites règles, chacun a son rituel. C’est un peu comme la petite routine que nous faisons à chaque matin : personne ne fait exactement comme nous.
Pour en revenir à la cérémonie en elle-même, l’hôte invite ses convives à prendre place dans un salon de thé qui mesure 4 tatamis et demi, en moyenne (eh oui, il n’y a pas que les anglo-saxons qui utilisent les systèmes de mesures non métriques, mais, en bon français, ça équivaut à 91cm x 182 cm).
La cérémonie du thé, c’est un peu dans le même type que l’étiquette occidentale à table, ses 50 couteaux et fourchettes : tout doit être fait dans les règles de l’art à travers quelques étapes résumées ici :
- Tous les ustensiles sont nettoyés par l’invité (bol à thé, fouet et écope) et disposés sur la table dans un ordre précis.
- L’hôte dosera ensuite la quantité de thé matcha qu’il désire intégrer à chacun des bols des invités.
Bien sûr, une cérémonie se doit d’avoir une règle d’or (d’ailleurs, il faut savoir que cette règle devrait aussi être pratiquée en Occident). Celle-ci s’évoque comme suit : conversation MINIMALE. On se détend ! Oui, on devrait tous se rassembler comme ça, pour relaxer ! On a trop peu de ce genre de moment dans notre culture.
Sur ces belles paroles – le silence est d’or –, voici ce qui met fin à ce bref interlude sur la cérémonie du thé. Il faut se rappeler qu’elle ressemble étrangement à un glaçage à gâteau : chacun fait un peu à sa sauce et il y a beaucoup de variantes, mais la base (le sucre, ici) reste toujours le même.
Sur ces belles paroles – le silence est d’or –, voici ce qui met fin à ce bref interlude sur la cérémonie du thé. Il faut se rappeler qu’elle ressemble étrangement à un glaçage à gâteau : chacun fait un peu à sa sauce et il y a beaucoup de variantes, mais la base (le sucre, ici) reste toujours le même.