La reine du service de thé : zoom sur la théière

La reine du service de thé : zoom sur la théière

Petite histoire de l’évolution des théières

Les premières théières apparaissent en Chine sous la dynastie Yuan. Avant leur invention, on se contentait de faire bouillir l’eau et d’y ajouter directement les feuilles de thé, soit dans un chaudron, soit dans un bol — une méthode simple, mais peu pratique. Inspirés des récipients à vin, les artisans de l’époque ont adapté ces contenants pour faciliter l’infusion du thé. Sous la dynastie suivante, la théière s’impose rapidement comme un accessoire essentiel et apprécié.

La plus ancienne théière encore conservée date de 1513 et est exposée au musée Flagstaff de Hong Kong, dans la section dédiée aux accessoires du thé.

À l’origine, les théières étaient de petite taille, conçues pour une dégustation individuelle. On raconte même que certains buveurs de thé orientaux buvaient directement au bec. Avec le temps, la fonction sociale du thé a pris de l’ampleur : partage, cérémonies, moments de convivialité. Les théières ont donc grandi pour conserver la chaleur plus longtemps et servir plusieurs personnes à la fois.

Quand la théière devient objet d’art

La silhouette de la théière est aujourd’hui universellement reconnaissable : un bec délicat, une anse, un couvercle. Si les formes varient — élancées, rondes ou généreuses — son identité demeure. Les matériaux ont eux aussi évolué. En Europe, la porcelaine s’est imposée comme symbole de raffinement, le thé étant longtemps réservé aux élites. Aujourd’hui, porcelaine, céramique, argent et verre cohabitent. Le verre, en particulier, sublime les thés colorés et les thés en fleurs, offrant un véritable spectacle visuel à chaque infusion.