Matcha : l’âme du thé vert japonais

Matcha : l’âme du thé vert japonais

Si vous avez déjà savouré des douceurs japonaises, vous avez sans doute reconnu cette saveur unique et raffinée : le thé vert. Glaces, mochis, gâteaux… partout, cette note végétale, élégante et subtilement amère séduit sans jamais être envahissante. Pour obtenir des textures crémeuses ou gélatineuses tout en conservant un goût délicat, il faut un thé d’exception. C’est ici que le matcha entre en scène.

Qu’est-ce que le matcha ?

Le matcha est une poudre extrêmement fine de thé vert, obtenue en broyant les feuilles entre deux pierres. Un procédé simple en apparence, mais exigeant une grande précision. En dehors du Japon, le vrai matcha de qualité et ses accessoires traditionnels restent parfois difficiles à trouver.

Au Japon même, le matcha est considéré comme un produit de luxe. Sa qualité influe fortement sur son prix, parfois élevé, tout comme celui de ses ustensiles en bambou façonnés à la main. Cette rareté et ce savoir-faire expliquent pourquoi le matcha est intimement lié à une tradition raffinée : la cérémonie japonaise du thé.

Origines et rituel de préparation

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le matcha trouve ses origines en Chine, sous la dynastie Song. Il était alors utilisé dans les rituels bouddhistes Chan. Ce sont des moines japonais qui, au XIIᵉ siècle, ramenèrent cette pratique au Japon, où elle prit une dimension spirituelle et esthétique profonde.

Alors que la Chine abandonna progressivement cette forme de thé, le Japon en codifia l’usage à travers le chanoyu, la cérémonie du thé. Le rituel est précis : le matcha est tamisé, déposé dans un bol à l’aide d’une cuillère en bambou (chashaku), puis fouetté avec un fouet traditionnel (chasen) jusqu’à obtenir une texture lisse et homogène.

Traditionnellement, le matcha se boit en trois gorgées, accompagné d’une petite douceur pour équilibrer son amertume naturelle.

Un thé qui se boit, se contemple… et se respecte.