Tea in the box

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Température de l’eau pour votre thé!

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Pour préparer du thé, il faut faire bouillir de l’eau et utiliser cette eau pour infuser le thé. C’est l’évidence même, non?

Oui… seulement, pas toujours. Une bouilloire traditionnelle amènera votre eau à ébullition, et c’est parfait. Enfin : c’est parfait, mais seulement pour quelques types précis de thé et tisanes. Car à 100 degrés Celsius (la température de l’eau qui bout), plusieurs thés plus délicats perdent leur saveur. Réservez donc l’eau bouillante pour les thés noirs, les thés aux fruits et les thés rooibos!

Pour les autres thés, utilisez de l’eau chauffée aux températures suivantes afin de mieux développer leurs arômes subtils :

Thé blanc :

Probablement le thé le plus fin et délicat, le thé blanc requiert par conséquent une infusion plus « douce ». La température de votre eau oscillera donc de préférence entre 75-80 degrés.

Thé vert :

Les sortes de thés verts diffèrent tant – et leurs températures d’infusion aussi! Le thé gyokuro nécessite les températures les moins élevées, entre 60 et 70 degrés, suivis du sencha, qui relâchera le mieux ses arômes entre 65 et 75 degrés. Quant au Genmaicha et au macha, ceux-ci bénéficieront le plus d’une eau chauffée à 88 degrés (voire un peu plus refroidie pour le genmaicha).

Thé oolong :

Peu importe la méthode d’infusion que vous favorisez pour le oolong, la température de votre eau devrait tourner autour de 88 degrés.
En général, plus votre thé est de haute qualité, plus il nécessitera une température basse. Question de produire la meilleure tasse de thé possible – un peu comme cuire un rôti à basse température, avec amour et patience! Quoi qu’il en soit, utiliser la bonne température d’eau lors de l’infusion de votre thé rehausse le goût de vos infusions. À essayer et adopter!

Chai Tea

It is hard to not be familiar with the word "chai", whether we are tea fans or not! It is found on the menus of many restaurants and on blackboards of even more cafes, big and small. But did you know that at the base, "chai" does not mean anything other than "tea" in Hindi?
Of course, when we say chai tea, it does not mean "tea tea", more tea than tea! What the coffee shop is trying to serve to you is actually not tea square, but rather a sweet tea with milk and spices.

Chai Tea

Chai Tea Basic recipe:

Is there any recipe for this sweet and spicy tea? Not really. The idea remains close to its description through alternatives, but it never defines itself in a precisely prescriptive manner. To form the base, we use black tea, strong and robust, that will not be drowned once softened. The leaves or granules of tea are added, sugar and spices (cinnamon, ginger, cumin, cardamom, pepper, cloves ... the sample is large) to boiling milk. We filter before drinking and - tada! – We obtain a delicious chai tea.

Mass Culture:

Anyway, it seems that America as a whole is hooked on the concept of chai tea, not only because it is on all lips, it is also sold in all forms! We find chai bags (mixtures of spices and tea) ready for use as we also find bottles of "chai spice" in grocery stores. And sometimes these mixtures add vanilla and chocolate, definitely deviating from the Indian origins of this tea.

And some originals also make iced tea or slush. Question of refreshing oneself during heatwaves. Like what, chai tea has really been assimilated into the culture here!

Chasen Hubo japonais

À vue d’œil, il ressemble à un de ses masseurs de tête – ceux qui sont composés d’une poigne ferme et de branches fines glissant sur le cuir chevelu. Seulement, le chasen kubo est fait de bambou et ses « branches » sont plates. À mi-chemin entre un tout petit râteau et un fouet de cuisine, qui se douterait qu’il s’agit au Japon d’un ustensile à thé?

Chasen Hubo japonais

UTILISER UN CHASEN KUBO

À voir son air naturel et artisanal, on comprend bien que le chasen kubo n’est pas un gadget récent, mais bien un instrument on ne peut plus traditionnel. Son utilité? Le chasen kubo a une fonction dédiée : celle de fouetter le matcha. Le mouvement du poignet est essentiel. En effet, c’est grâce à un rapide mouvement du poignet que la poudre de thé vert est agitée dans une petite quantité d’eau. La dextérité de la main derrière le chasen kubo permet d’obtenir une émulsion fine, digne des cérémonies de thé japonaises.

TRAVAIL ARTISANAL

L’aspect du chasen kubo est si simple qu’on soupçonne difficilement l’art et l’artisanat d’y jouer un rôle très important. Et pourtant, depuis plus de 25 générations, les chasen de type Kubo sont fabriqués à la main, à même le bambou local du nord de Tokyo. Pour arriver au résultat final, un seul bout de bambou est utilisé, sculpté et creusé. Pas d’assemblage, pas de collage : si un artisan a la main qui glisse, il lui faudra recommencer à même un autre bambou.
Le procédé général est mécanique, une habitude qui permet à chaque artisan d’en construire autour de 5 par jour : sécher le bambou, puis le gratter, puis le fendre, pour enfin enrouler ses lamelles autour d’un fil, lui donnant sa forme recourbée. Les gestes restent les mêmes – assurés, confiants, patients. Et pourtant, chaque chasen kubo est unique.

Thé Sencha

Connaissez-vous le sencha? Le nom vous semble peut-être obscur. Pourtant, si vous avez un faible pour le thé vert, il y a fort à parier que vous avez déjà croisé ce thé japonais sur votre route. Car il ne s’agit pas seulement de la variété de thé vert la plus cultivée du Japon : le sencha est aussi le thé vert le plus répandu en Occident. Jetons un coup d’œil à ce breuvage qui, traduit, signifie simplement « thé infusé » (de sen, servir ou brasser avec de l’eau chaude; et cha, thé).

Thé Sencha

PRODUCTION DU SENCHA

Avec sa grande popularité, le sencha est loin d’être un type de thé élitaire, au contraire du Gyokuro ou du matcha. On le retrouve dans toutes les gammes de qualité et de prix : plus sa feuille est sombre et fine, plus la qualité en est élevée.

Le sencha pousse en plein soleil dans de larges champs. Cela le rend plutôt différent des autres thés verts japonais, protégés de la lumière. Une fois avoir bien poussé sous les rayons dorés, le sencha est récolté et torréfié, puis séché et roulé. La dernière étape est cruciale : rouler finement les feuilles de thé vert permet d’en conserver les propriétés médicinales… de même qu’accentuer leur goût!

Comment, exactement? La réponse, c’est un dénommé Nagatani Soen qui la trouva. Apparemment, rouler les feuilles permet d’en « ouvrir » les cellules (en brisant les parois cellulaires). Au moment de l’infusion, l’extraction tant de saveurs que d’éléments nutritifs en est améliorée.

QUELS BÉNÉFICES DU SENCHA ?

Nous disons apports nutritifs et vertus médicinales – qu’entendons-nous, exactement? Eh bien, le sencha a plusieurs propriétés : ses enzymes, vitamines et catéchines aident à maintenir un bon métabolisme (et donc à perdre du poids!) et à prévenir les maladies.

Avec tant d’effets sains sur votre corps (et votre esprit!), pas étonnant que le sencha soit le thé vert le plus consommé tant au Japon qu’en Occident!

Earl Grey

Le thé Earl Grey est bien connu – du moins, son nom sera familier même chez ceux réticents à essayer une bonne tasse de thé. Dans sa version classique, il s’agit de thé noir aux accents de bergamote : un joli mélange de saveurs robustes et fraiches. Mais connaissez-vous l’histoire de sa découverte et de son nom?

Earl Grey

COMMENT LE COMTE GREY RAMENA UN THÉ DE CHINE

« Earl », chez les British, c’est le titre de noblesse des comtes. Et notre comte en question se nommait Charles, le comte Charles Grey. Il aurait marqué le 19e siècle au retour d’un voyage diplomatique en Chine. En effet, le thé qu’il rapporta d’Asie et offrit à la maison de thé Jacksons of Piccadilly devint rapidement le thé noir le plus bu au monde. Et la maison de thé Piccadilly donna à ce mélange si particulier et plaisant de notes fortes et citronnées le nom d’Earl Grey, en l’honneur de celui qui l’introduisit à la société anglaise.

LES ANICROCHES DU TÉLÉPHONE CHINOIS

Malheureusement, comme c’est le cas lors du jeu du téléphone chinois, de bouche en oreille, une histoire peut tant changer qu’à la fin, elle devient méconnaissable. Et c’est un peu ce qu’on trouve dans l’anecdote de Charles et de son thé noir de Chine.

Car la société chinoise n’a jamais été très portée sur le thé noir, lui préférant largement le thé vert et le thé au jasmin. D’ailleurs, en démystifiant les récits historiques, il devient clair que le comte Charles Grey n’a jamais même mis les pieds en Chine. Le thé noir servant de base au thé Earl Grey proviendrait plutôt d’Inde et du Sri Lanka! De plus, l’icône du thé Jacksons of Piccadilly ne possède qu’une paternité contestée, puisque la compagnie Twinings revendique officiellement le premier « Earl Grey’s Tea » commercialisé en Grande-Bretagne.

Mais que ces petites querelles et origines indéterminées ne vous empêchent pas de savourer votre prochaine tasse de thé!

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